Pendant longtemps, mon petit-déjeuner était sucré. Comme beaucoup, je pensais que c’était normal. Je ne voyais même pas comment il était possible de faire autrement…
Une tartine, un fruit, parfois un granola.
Et puis j’ai commencé à observer ce qui se passait quand on changeait ce premier signal envoyé au corps.
Ajouter des protéines.
Des œufs.
Un peu de poisson.
Une tartinade de légumineuses.
Du pain aux graines avec de l’avocat…
Mais très vite, tout est devenu différent.
La faim met plus de temps à revenir.
L’énergie devient plus stable.
Le mental aussi.
Un signal de stabilité pour le corps
Après une nuit de jeûne, le corps est particulièrement sensible.
La glycémie est basse.
Le cortisol, l’hormone qui soutient l’éveil, est naturellement plus élevé.
Le premier aliment consommé va influencer la manière dont ton énergie sera régulée pour les heures suivantes, et même jusqu’au sommeil. C’est dire l’influence que ça a !
Un petit-déjeuner très sucré entraîne une élévation rapide de la glycémie, suivie d’une sécrétion importante d’insuline.
Cette réponse hormonale peut provoquer une chute rapide du taux de sucre sanguin, à l’origine des coups de fatigue et des envies de sucre en milieu de matinée.
Les protéines agissent différemment.
Elles ralentissent l’absorption du glucose.
Elles favorisent une libération plus progressive de l’énergie.
Et elles prolongent la sensation de satiété.
Le corps ne fonctionne plus en urgence. Il se stabilise.
Les protéines nourrissent aussi le cerveau
Les protéines ne servent pas uniquement à réguler la glycémie.
Elles fournissent des acides aminés, qui sont les briques de base de nos neurotransmetteurs.
Par exemple, le tryptophane est un acide aminé indispensable à la production de sérotonine. Et ce tryptophane, le cerveau le puise dans les protéines du matin, et un peu du midi.
La sérotonine joue un rôle majeur dans :
-
la régulation de l’humeur
-
la gestion des envies de sucre en fin de journée et d’alcool
-
la stabilité émotionnelle
-
la qualité du sommeil (la sérotonine est précurseur de la mélatonine, qui nous aide à avoir un bon sommeil)
- la diminution des frustrations
Un petit-déjeuner essentiellement sucré va entrainer de la dépression car la sérotonine ne sera pas produite. À l’inverse, un apport suffisant en protéines donne au corps les ressources nécessaires pour produire ces messagers chimiques qui soutiennent la clarté mentale et l’équilibre intérieur.
Moins de bruit. Plus de clarté.
Ce que beaucoup décrivent, ce n’est pas seulement moins de faim, moins de pics glycémiques et d’envie d’aliments sucrés. C’est une forme de calme.
Moins d’irritabilité.
Moins d’obsession pour le sucre.
Moins de fluctuations.
Et progressivement, un mental plus clair.
Comme si l’énergie cessait d’être un problème. Comme si elle devenait disponible pour autre chose.
Pour penser. Créer. Décider.
Stabiliser ton énergie ne repose pas sur la volonté. Mais de la manière dont tu vas nourrir ton corps et bien sûr, comme on l’a vu, ton cerveau !
“Oui, mais je n’ai pas le temps.”
En réalité, ce sont souvent des choses très simples.
Ici, par exemple, j’ai simplement battu deux œufs, que j’ai fait cuire dans une poêle avec un filet d’huile d’olive. J’ai ensuite garni mon omelette d’épinards frais, d’une tranche de jambon cru et de fromage de chèvre au lait cru.
Avec ça, j’ajoute une petite tranche de pain au levain, un peu de beurre de lait cru, et une bonne tasse de thé vert.
Rien de compliqué.
Juste un signal de stabilité envoyé au corps dès le matin.
Et c’est souvent là que tout commence.
Et toujours un petit pas à la fois.
